Le sommeil et la mort de A.J Kazinski

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Un polar angoissant


Editeur : Editions Le livre de Poche- 672 pages

Ma note: 4 /5

L’histoire :  

À Copenhague, une nuit, une femme se jette du haut d’un pont. Niels Bentzon, négociateur au sein de la police de Copenhague, n’a pas réussi à la dissuader de sauter. Qui est cette femme ? Que fuyait-elle ?

 

Mon avis : 

Troisième livre de la sélection du Prix du Lecteur qui se révèle être une belle découverte. Ce livre nous  entraîne dans les limbes des expériences de mort imminente sur fond de meurtre. Le roman est tout de suite captivant. Les auteurs – car ils sont 2 sous ce pseudonyme –  ne nous plantent pas de décor, ils nous plongent directement dans l’horreur et la peur. La peur de la victime. On s’imprègne de l’univers pesant et angoissant dans lequel nous sommes transportés. Dès le début on ressent toute l’emprise psychologique du roman, à la fois à travers les pensées de la victime, du tueur, et de l’officier de police Niels. Les auteurs ne prennent pas de pincettes, la violence est là, omniprésente, cruelle et froide –  sous les formes psychologique et physique.

On suit les pas de Niels, négociateur pour la police criminelle. C’est lui le meilleur, celui qu’on appelle quand une personne tente de se suicider pour la faire revenir à la raison, à la vie. Mais cette fois tout ne se passe pas comme prévu. Marqué il va se jeter corps et âme – voir plus – sur les traces du meurtrier. Cette personne n’est pas n’importe laquelle puisqu’il s’agit d’un être qui tue pour ensuite réanimer sa victime. Par jeu? Par sadisme? Ou est-ce que cela ne cache pas d’autres desseins?

En parallèle on suit les interrogations sur le sens à donner la vie que se pose Hanna, l’épouse de Niels. La peur de transmettre une maladie peut-elle être plus forte que le bonheur de issu de la naissance? On est aspiré dans les pensées d’Hanna, qu’elle a construit comme un procès : argument, contre-argument, objections… Ces temporisations dans l’histoire font que l’on s’attache encore plus au couple Niels-Hanna.

Et puis il y a le personnage de Silke, jeune fille enfermée dans son mutisme après avoir vu sa mère mourir devant elle. Elle est internée en psychiatrie. Elle ne parle plus et garde en elle le nom de l’assassin. On a envie de crier pour elle, de se lever et de dénoncer le monstre, on se sent révoltés.

L’intrigue nous emporte dans l’univers des ballets classiques, des expériences interdites sur la mort imminente, et de ceux qui sont revenus à la vie. On est agréablement surpris par la tournure originale que prend l’histoire.  Ajoutez à cela un passage qui nous donne à réfléchir et nous laisse perplexe sur la vie après la mort. Malgré la thématique, il ressort plus de l’espoir que de la tristesse de ce passage.

J’ai vraiment accroché à l’enquête on est sous tension. On sent l’obscurité environnante. On déchiffre la douce folie de certains et les vains espoirs des autres. Les pages s’enchaînent, le style est dépouillé d’artifices ce qui nous maintient en haleine. On se sent impliqué dans l’histoire.

Mon petit point positif: 

Certaines critiques disent que l’on connaît trop tôt l’identité de la personne qui commet ces crimes. Pour ma part je ne trouve pas que cela soit négatif, au contraire cela donne un nouvel élan à l’intrigue, une autre dimension, plus humaine.

 

8 réflexions au sujet de “Le sommeil et la mort de A.J Kazinski”

  1. Coucou !

    Je suis tombée sur ton article par hasard et j’ai découvert que tu participais toi aussi au prix des lecteurs 😉
    Je viens de terminer Le sommeil et la mort et j’ai vraiment bien aimé… Vivement la suite !
    Bonne lecture

    • C’est un livre que j’ai beaucoup apprécié pour son univers. Je suis content de rencontrer quelqu’un qui participe aussi au Prix des Lecteurs. Je termine Yeruldegger, j’aime bien malgré certaines longueurs, et toi qu’en penses tu?

  2. Je n’en suis qu’au début pour le moment, mais je le trouve assez dépaysant et j’aime bien ça. J’espère pouvoir bien avancer ce week-end, mais vu mes horaires de travail, ce n’est pas encore gagné… Tu l’as déjà terminé ?

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