Maman a tort de Michel Bussi

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À qui doit-on se fier?

Maman a tort de Michel Bussi
Maman a tort de Michel Bussi

L’histoire :  

Le petit Malone raconte au psy scolaire que ses parents ne sont pas ses vrais parents, alors que tout le prouve. En parallèle la Commandante Marianne Augresse enquête sur un braquage qui a mal tourné et est à la recherche des suspects rescapés. 2 affaires qui n’ont rien en commun et pourtant… Un polar signé Michel Bussi.

Quand Malone, du haut de ses trois ans et demi, affirme que sa maman n’est pas sa vraie maman, même si cela semble impossible, Vasile, psychologue scolaire, le croit. Il est le seul… Il doit agir vite. Découvrir la vérité cachée. Trouver de l’aide. Celle de la commandante Marianne Augresse par exemple. Car déjà les souvenirs de Malone s’effacent. Ils ne tiennent plus qu’à un fil, qu’à des bouts de souvenirs, qu’aux conversations qu’il entretient avec Gouti, sa peluche. Le compte à rebours a commencé. Avant que tout bascule. Que l’engrenage se déclenche. Que les masques tombent. Qui est Malone ?

Editeur : Pocket /  544 pages | Sortie : 04/05/2016

Michel Bussi : 

Professeur de géographie à l’université de Rouen, Michel Bussi est l’auteur français de romans policiers qu’il faut lire. Auteur de Nymphéas noirsUn avion sans elleNe lâche pas ma mainN’oublier jamaisMourir sur SeineGravé dans le sable et Maman a tort. Son nouveau roman On la trouvait plutôt jolie  est sortit le 12 octobre.
Sources :Michel-bussi.fr

Mon avis : 

Voici mon 8e roman de Michel Bussi, dire que je suis fan est un euphémisme. Pourtant j’ai eu comme un coup de moins bien avec Maman a tort. Pourquoi? Je ne sais pas vraiment. J’ai peut-être moins accroché aux personnages, au contexte de l’histoire. C’est un tout. Mais si je le place en dessous de ses romans habituels, il reste toutefois un bon polar. Avec le temps on devient exigeant avec un auteur que l’on apprécie tout spécialement. On attend d’être conquis à chaque ouvrage, on en demande plus à chaque fois, mais quand la barre est haute ce n’est pas évident.

Revenons donc à l’histoire. D’un côté une enquête suite au braquage sanglant côté malfrats : 2 morts, 1 blessé identifié mais en fuite, et un fuyard mais avec de fortes présomptions sur son identité. L’enquête est confiée à la commandante de police Marianne Augresse. C’est avec son personnage que j’ai peut-être eu le plus de mal. C’est une femme seule qui, horloge biologique oblige, mène une autre quête plus personnelle, celle d’un futur père. Durant son enquête elle est contactée par un psychologue scolaire, qui souhaite l’interpeller [aucun jeu de mots promis] sur des doutes qu’il exerce à l’encontre d’un jeune enfant, Malone. Il le croit lorsque ce petit lui dit que ses parents ne sont pas ses véritables parents. Marianne ne prête attention à ces faits que parce que ce charmant – oui elle est dans sa quête – psy lui a été envoyé par sa meilleure amie, sa confidente et accessoirement son entremetteuse improvisée.

Cet enfant, Malone,  est lui terriblement attachant, réfugié dans ses souvenirs et accroché à son doudou « goupi ». Chaque soir il écoute les histoires que lui raconte sa peluche préférée. Et créé en nous le doute de savoir si oui ou non il se trompe sur la nature de ses parents.

Le personnage de Marianne est étrange, d’un côté elle semble être sûr d’elle, de part sa fonction, mais est parfois plus enclin à se laisser aller à sa quête personnelle, perdant son flair et accumulant les bévues. Un personnage auquel je n’ai pas accroché qui me laisse indifférent, voir parfois un peu trop centrée sur elle-même.

De fil en aiguille les enquêtes vont être amenées à se croiser, nous entraînant dans le doute de plus en plus. Lorsque le voile tombe sur la vérité, on est vraiment pris à contre-pied. Et c’est ce qu’il m’a plu dans le livre, si la grande partie du roman est, pour moi, en dessous des romans précédents, le final est surprenant.

Le style

La manipulation que l’auteur maîtrise est là encore une fois mise à l’honneur. Michel Bussi sait comment manœuvrer pour nous entraîner sur des pistes à l’opposé de ce qu’il nous prépare. Malon est le personnage le plus accompli du roman, il est fragile, sensible et plein de force pour un petit bonhomme comme lui. Si le rythme est assez lent pour une partie de l’histoire, les derniers chapitres s’avalent avec frénésie.

Un bon roman policier, pas le meilleur de l’auteur en mon sens, mais une lecture à apprécier malgré tout.

Pour en savoir + :

Le site de l’auteur

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