Une putain d’histoire – Bernard Minier

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Des apparences trompeuses

Je remercie les éditions XO ainsi que Babelio pour ce partenariat qui m’a permis d’obtenir mon 4e roman de Bernard Minier.

L’histoire :  

Le meurtre d’une jeune fille dans une île  près de Seattle entraîne une réaction en chaîne  dont l’épilogue glace  le sang.

Une île boisée au large de Seattle…
« Au commencement est la peur.  La peur de se noyer. La peur des autres, ceux qui me détestent, ceux qui veulent ma peau. Autant vous le dire tout de suite : Ce n’est pas une histoire banale. Ça non. c’est une putain d’histoire.
Ouais, une putain d’histoire… »

Editeur : Editions XO – 524 pages | Sortie : 23 avril 2015

L’auteur : 

Bernard Minier est un auteur de polar en vue. Son premier roman, Glacé, est récompensé du prix du meilleur roman francophone du festival Polar 2011 de Cognac. Ses 2 autres romans, Le cercle et N’éteins pas la lumière, mettent en scène le commandant Servaz. Le style maîtrisé de Bernard Minier contribue à sa réussite.

Mon avis : 

L’auteur nous emmène sur 2 intrigues liées. La première est celle du meurtre d’une jeune fille, Naomi, sur une île à proximité de Seattle. Elle met en scène le groupe d’amis dont elle fait partie : Henry, Charlie, Kayla et Johnny. Henry outre le fait d’être le petit ami de Naomi sort du lot. Il a deux mamans – Liv et France – qui lui interdisent d’apparaître sur les photos de classe, d’avoir un existence visible sur Facebook – le comble pour un ado de nos jours. Henry se doute bien que son passé est chargé de mystères. La mort de Naomi l’entraîne dans une spirale infernale où la vérité, bonne ou mauvaise se dévoile au grand jour. Le personnage d’Henry est ambiguë , inspirant à la fois la compassion et l’envie de lui en mettre une. Ses doutes sur ses origines, la tristesse qu’il éprouve à la perte de Naomi, l’amitié fraternelle avec Charlie et pour finir son obstination sans faille. Autant d’éléments qui ne laissent pas insensible à la lecture.

La seconde intrigue implique Grant Augustine, puissant patron d’une société de renseignements – imaginez le FBI + LA NSA + toutes celles qu’on ne connait pas, regroupées ensemble avec des fonds abyssaux.  Grant prépare son élection à un poste de gouverneur, son ami et homme de main – Jay – veille à ce que rien ne vienne perturber celle-ci. A l’exception d’un fait. Grant a un fils, un fils qu’il ne connaît pas puisque sa mère lui a soustrait dès la naissance.  Quinze années de recherches infructueuses et puis soudain une piste se dévoile, frêle mais pas irréelle. Cet homme puissant et amis des puissants entrevoit enfin la possibilité de retrouver son héritier.

Bernard Minier met en évidence les dangers et dérives du tout connecté, que ce soit Facebook qui expose nos ados aux railleries ou notre vie personnelle facilement divulguable.

Cette intrigue en 2 temps connait quelques longueurs auxquelles l’auteur ne nous a pas habitué. Pour autant le livre nous tient en haleine et le final est très bien ficelé. Un changement pour Bernard Minier qui nous entraîne cette fois hors de ses terres habituelles, un essai réussi pour un polar qui reste une bonne lecture, mais à mon goût pas au niveau des précédents romans. Peut-être suis-je trop attaché au commandant Servaz.

Le style

La narration est faite par Henry, un adolescent de 16 ans, avec ses interrogations, ses peurs et ses colères. Cela donne un rythme tonique, des phrases aux tournures plus familières. Bernard Minier a une façon bien à lui de décrire l’atmosphère et les lieux environnants au point d’en faire un personnage à part entière. Ce qui, dans chacun de ses romans aide le lecteur à se plonger dans une angoisse captivante.  Pour ce roman la pluie incessante nous imprègne de cette humidité régnante, usante.

Ma Note : 3.6/5

Mon petit point positif :

Le voyage que nous offre l’auteur est saisissant, on est prit dans les embruns de la houle, on frissonne dans ces bois humides, on supporte – difficilement –  le mal de mer à bord des ferrys. Le livre nous fait pénétrer dans un univers isolé et stressant.

4 réflexions au sujet de “Une putain d’histoire – Bernard Minier

    • Et oui, alors je n’ai rien contre les changements de style c’est toujours intéressant, d’ailleurs un qui à réussit l’exercice c’est Henry Loevenbruck avec son dernier roman que j’ai hâte de lire aussi

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