Les tendres plaintes de Yoko Ogawa

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Une douce lecture en musique

Editeur : Editions Actes Sud- 238 pages

Ma note: 3.7 /5

L’histoire : 

Ruriko quitte son mari et se réfugie dans le chalet familial. Au coeur de la forêt elle va faire la connaissance de Nitta, facteur de clavecins, et de Kaoru son assistante. La vie n’a épargnée aucun d’entre eux. On suit la “reconstruction” de la vie de Ruriko.

Mon avis : 

C’est le second livre que je lis de cet auteur. Et je l’ai encore plus apprécié que le précédent. Dans ce roman on fait la connaissance de Ruriko, une femme trompée par son mari. On découvre au fur et à mesure toute sa détresse, sa solitude. On apprend sa souffrance quand les coups pleuvent.

Elle finit par s’éloigner et se ressourcer dans le chalet familial. Là, en plein bois, elle fera la connaissance de Nitta, qui fabrique des clavecins et de son assistante Kaoru. Ruriko apprendra qu’eux aussi ont une vie cabossée derrière eux.

L’auteur nous fait pénétrer les pensées de Ruriko. On y apprend ses peurs, ses doutes, ses envies. Malheur la douleur elle va de l’avant, elle ne se pose pas en victime. Il n’y a pas de colère dans ce livre.  Le métier de Ruriko est calligraphe, ce métier nécessite calme et maîtrise technique, et c’est tout à fait ce qui ressort de ce roman. Tout est décrit avec douceur et poésie : “Le marais qu’ils portaient en leur coeur était très profond. Pendant que les mots remontaient à la surface ils perdaient leur signification et il n’en restait plus que les belles résonances.”

J’ai beaucoup apprécié cette finesse des mots, ce monologue sur la vie et les sentiments. En lisant ce livre j’ai eu l’impression d’être posé sur du coton, d’être dans un cocon de douceur.

Mon petit point positif :

J’ai beaucoup aimé ce voyage au côté de Ruriko, sa “nouvelle naissance” en tant que femme et artiste. Une évasion pleine de velouté.

Cette lecture est faîte dans le cadre du challenge Ecrivains japonais d’hier et d’aujourd’hui

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4 réflexions au sujet de “Les tendres plaintes de Yoko Ogawa”

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